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Le réseau national d'éducation à l'environnement pour comprendre le monde, agir et vivre ensemble

Grandir dans la nature - Un projet de recherche-action

Article mis en ligne le jeu 08 févr. 2018, par Christopher Venturini
Dernière modification le jeu 22 févr. 2018.
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La recherche-action porte sur l’impact des activités de pleine nature sur la construction de l’identité écologique des enfants. Elle vise à identifier les types de rapport à la nature qui se construisent en fonction des actions éducatives menées et cherche à faire évoluer les pratiques d’éducation dans la nature.

Qu'est-ce qu'une recherche-action ?

Une recherche action est un véritable programme de recherche avec une problématique, un état de l’art, des hypothèses, un protocole mais dans une forme collaborative avec les acteurs de terrain qui sont partie prenante à la réflexion et à la construction de la recherche.

Pourquoi une recherche-action sur le sujet ?

Ces dernières années, des recherches sont menées dans le domaine de la santé, en psychologie de l'environnement, en sociologie de l'environnement (Cf. synthèse le syndrome de manque de nature). En revanche, en sciences de l'éducation, il semble que le sujet soit peu abordé.
De plus, mener une recherche-action répond aux attentes des éducateurs à l’environnement à plus d’un titre : créer des liens avec le monde de la recherche (laboratoires, universitaires…), comprendre l’éducation dans ses multiples composantes (cognitive, psychologique…) et la forme de citoyenneté qui en résulte, disposer d’outils de réflexion et d’auto-évaluation…

Une nature essentielle au bien-être

De nombreuses études scientifiques le démontrent, le contact avec la nature est vital pour notre santé globale : physique, mentale et sociale. Cf. bibliographie

Un déficit de nature et la disparition de la nature des pratiques éducatives
Aujourd’hui l’enfant passe de moins en moins de temps dehors, au contact de la nature et des éléments. De nombreux facteurs expliquent ce manque de nature (Cf. les travaux de la dynamique Sortir et la synthèse des études sur le syndrome de manque de nature) et les problèmes de santé qui en découlent, autant au niveau physique que mental.
En parallèle, nous pouvons observer une diminution des pratiques éducatives en pleine nature. De nombreux freins conscients ou inconscients expliquent cet état de fait.

La relation à la nature, une question peu abordée par les sciences de l’éducation
Ces dernières années, des recherches sont menées dans le domaine de la santé, en psychologie et sociologie de l'environnement sur ce qu’apporte la nature à l’Humain, au-delà des services pratiques.
En revanche, en sciences de l'éducation, il semble que le sujet soit peu abordé. Les praticiens sont donc amenés à développer leur pratique pédagogique par leur intuition dans un premier temps, puis par la réflexivité qu'ils acquièrent au cours de leur expérience. Cette réflexivité croise les travaux de recherche sur l'éco-formation, qui, depuis une vingtaine d'années se développent surtout dans le champ de la formation des adultes. Eco-formation ou comment l'oïkos, « monde autre qu'humain » comme le définit Lucie Sauvé - professeure titulaire au Département de didactique de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), directrice du Centre de recherche en éducation et formation relatives à l'environnement et à l'écocitoyenneté - Centr'ERE - participe aussi à la formation de nos êtres, de nos identités.


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