Education

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Il n’y a pas une forme unique d’éducation à l’environnement mais plusieurs tendances qui peuvent ou non se conjuguer. Lucie Sauvé (1994) présente une typologie de ces catégories d’éducation à l’environnement proposée par A. M. Lucas (1980-1981) et encore utilisée par Yves Girault et Cécile Fortin-Debart (2006), dans leur Etat des lieux et des perspectives en matière d’éducation relative à l’environnement à l’échelle nationale. Ces derniers précisent toutefois qu’il convient de considérer cette typologie « comme un outil permettant d’analyser une situation et non comme le reflet exact de la réalité ».

Quand le savoir domine

L’éducation au sujet de l’environnement, forme la plus courante, est « axée sur le contenu : il s’agit de l’acquisition de connaissances relatives à l’environnement et des habilités requises pour acquérir ces connaissances. L’environnement est objet d’apprentissage. » (Sauvé, 1994)

Entre éco-gestes imposés et critique sociale

Via l’éducation pour l’environnement, « on apprend à résoudre et à prévenir les problèmes environnementaux de même qu’à gérer les ressources collectives. L’environnement devient un but. » (Sauvé, 1994). Cette forme d’éducation laisse entrevoir deux courants opposés distingués par Robottom et Hart (1993) : « une approche positiviste où il s’agit de faire adopter les comportements et les gestes qui semblent les plus favorables à l’environnement et qui sont dictés par les experts et les politiques ; le courant de la critique sociale qui invite les apprenants à faire leurs propres choix sociaux à partir d’investigations menées par rapport à des problèmes qui les concernent directement. » (Girault et Fortin-Debart, 2006).

La priorité accordée à la personne

L’éducation dans l’environnement « correspond à une stratégie pédagogique : il s’agit d’apprendre au contact de l’environnement, soit par le milieu extérieur à l’école ou par le contexte biophysique ou social dans le quel on vit. » Dans l’éducation par l’environnement, assez proche, « l’environnement est à la fois milieu d’apprentissage et ressource pédagogique. » (Sauvé, 1994). L’objectif, centré sur la personne, est de mettre en relation le participant avec l’environnement. L’environnement, ainsi côtoyé de près, permet d’apprendre sur soi, favorise l’émergence de valeurs et de capacités,  amène à se situer par rapport à l’Autre (humains et autres êtres vivants).

...Entre théories et pratiques

 Sur le terrain, éduquer à l’environnement peut se traduire par un acte d’information, de communication, de sensibilisation, d’éducation, de formation, de médiation, de concertation…Faut il distinguer voire hiérarchiser ces actions de mise en relation ? Comment ? Limitons nous ici à rappeler que l’éducation à l’environnement cultive la complexité, rassemble des démarches éducatives, des méthodes diversifiées tant sur le fond que sur la forme. Eduquer à l’environnement n’est pas une mission anodine. C’est un acte engageant par lequel l’éducateur, bien au-delà d’un simple prosélytisme, invite les personnes qu’il côtoie à être dans la nature, dans leur environnement, à s’y frotter et s’y confronter… à vivre cet environnement, le toucher, le sentir, le parcourir, l’imaginer, l’expérimenter, le penser et le réfléchir, le construire, le modifier ou le conserver.

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