Méthodes et approches pédagogiques

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L'éducation relative à l’environnement répond à une problématique pédagogique : les conditions d'enseignement et d'apprentissage traditionnelles sont caractérisées, en particulier, par le cloisonnement disciplinaire, l'absence d’autonomie de l'apprenant et l'isolement de l'école par rapport aux réalités du milieu. Or, ces facteurs ne sont pas favorables à une éducation visant le développement de personnes aptes à relever les défis d'un monde contemporain marqué par la rapidité et l'ampleur des changements, la diversité et le caractère multidimensionnel des problèmes environnementaux.

S’imprégner des valeurs portées par les acteurs de l’EE Eduquer à l’environnement n’est pas une mission anodine. C’est un acte engageant par lequel l’éducateur, sans aucun prosélytisme, invite les personnes qu’il côtoie à être dans la nature, dans leur environnement rural ou urbain, à s’y frotter et s’y confronter… à vivre cet environnement dans sa complexité, à le toucher, le sentir, le parcourir, l’imaginer, l’expérimenter, le penser et le réfléchir, le construire, le modifier ou le conserver…

Quelques principes fondamentaux de l’éducation à l’environnement

  • Le terrain : le milieu naturel ou non, la ville notamment, le contact avec le dehors, être en relation avec les éléments, vivre, observer, écouter celles et ceux qui habitent ce milieu, diversifier regards et points de vue, percevoir avec et dans tous les sens.
  • Le collectif : se situer dans une démarche collective, où l’individu trouve sa place. Ensemble, partager le questionnement et la recherche, susciter l’enthousiasme, l’implication, dynamiser les relations, partager aussi des moments informels.
  •  Une vision large et plurielle : mettre en système les données et les relations, ouvrir les champs de l’exploration, du petit à l’universel, du fortement anthropomorphique au naturel, de l’éphémère au durable, de l’historique au prospectif.
  • Une formation dans l’action : élargir la pédagogie aux problématiques de la vie réelle, proposer et mettre en œuvre des actions débouchant sur de véritables projets citoyens, travailler en partenariat avec tous les acteurs de la vie sociale, hors des limites du champ éducatifs habituel… L’éducation à l’environnement n’a pas de public, elle n’a que des participants.
  • La non hiérarchie : permettre à chacun d’être formé par l’autre, et de prendre des responsabilités eu fur et à mesure de l’acquisition de ses compétences en reconnaissant celles des autres.
  • L’importance du temps : laisser l’imprégnation se faire, permettre la rupture avec le quotidien, permettre au recul de s’installer.
  • L’importance de l’espace : reconnaissance de l’ici, de l’ailleurs, du différent.
  • L’absence de prosélytisme : éduquer et non pas enrôler.
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