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Du sauvage dans les jardins

Témoignage mis en ligne le ven 12 juin 2009,
Dernière modification le lun 23 nov. 2009.
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Taxonomie

Thèmes

Biodiversité
Faune
Flore
Concertation

Public / Niveau

Tout public

Mots clés

sensibilisation
Fauche tardive
gestion

Localisation

Aquitaine

Description

Le personnel technique se mobilise pour une autre gestion des espaces verts.

Créé en 2002, le jardin Lud’eau Vive a pour objectif de faire connaître l’histoire industrielle du Périgord-Limousin-Angoumois.

Au moyen de maquettes interactives et de présentation de plantes textiles et tinctoriales, les scolaires, les habitants et les vacanciers sont sensibilisés à l’histoire locale. Dès le début, le CPIE du Périgord- Limousin a proposé à la communauté de communes des villages du Haut-Périgord et à la commune de Varaignes de mettre en place une gestion intégrée du jardin, malgré les difficultés rencontrées face à la différence des logiques des acteurs.

Laisser une place au développement de la vie sauvage, plantes et insectes, pratiquer une fauche tardive pour respecter les cycles de vie, ces options ne vont pas de soi et ne sont pas toujours bien perçues de prime abord par les élus, le personnel technique ou les habitants. Pour la majorité, une zone non entretenue ne fait pas « propre » et attire la « vermine ». Pourtant, grâce à des efforts de communication, de sensibilisation et de médiation, ces idées sont peu à peu entendues, comprises et acceptées.

Dès 2008, le résultat de cette gestion de fauche tardive est visible : le jardin a pris par endroits un petit air sauvage, rebelle et coloré, tout frissonnant d’insectes.
Papillons citron ou demi-deuil, libellules et demoiselles ont trouvé un nouvel espace de vie. Quelques panneaux justifient ces choix de gestion, et majoritairement, les visiteurs du jardin sont ravis.
Cet essai devrait se confirmer et favoriser une gestion intégrée en faveur de la
biodiversité, menée en concertation avec tous les acteurs, pour les années à venir.

Objectifs

  • Offrir des espaces pour la biodiversité au sein du jardin (développement de la flore, des insectes, des micro-mamifères,…)
  • Sensibiliser tous les publics à l’importance et au rôle de la biodiversité (scolaire, grand public l’été, cantonniers, élus,…)
  • Sensibiliser le personnel technique à un autre type de gestion des espaces verts.

Résultats

Cette année des zones ont pu être non fauchées pendant la saison.

La quantité d’insectes a paru beaucoup plus importante (observations qualitatives, pas d’inventaire quantitatif d’effectué), ainsi que les amphibiens (observations de rainettes, peu vues les années précédentes sur le jardin) et des oiseaux (nichée pour un couple de faucons crécerelles, passereaux,…).

Meilleure entente avec les cantonniers, l’idée de ces zones à fauche tardive est de mieux en mieux acceptée.

L’action est encore à pérenniser.

 

Difficultés, solutions & conseils

  • LES DIFFICULTES

Les aménagements du Lud’eau vive servent de supports aux animations du CPIE. C’est aussi un espace utilisé par les habitants comme un jardin public. Le site appartient à la communauté de communes et est entretenu par des agents municipaux et communautaires. Les acteurs et utilisateurs ont des intérêts divergents. La difficulté est de trouver un compromis pour satisfaire tous les acteurs (gestionnaires) et utilisateurs.

Le « tout jardiné » reste encore très encré dans les mentalités des habitants, des agents d’entretien et de certains élus. Faire passer un espace non fauché (pour ne pas dire tondu comme un gazon) comme beau (sans parler des intérêts écologiques…) est difficile.

Un autre problème, plus technique se pose. La fauche tardive demande d’autres moyens, d’autre matériel. La tondeuse avec le bac de ramassage ne suffit plus. Il faut alors sortir les débroussailleuses, les râteaux et les fourches en septembre. C’est peut-être plus long qu’une tonte mais au final, est-ce que ça ne monopolise pas moins d’heures que la totalité du des tontes cumulées sur l’année ? Ca encore, ça reste dur à faire admettre.

La difficulté générale est de réussir coordonner les interventions d’entretien et de gestion. Jusque là, chacun y va un peu de son côté, en fonction de sa vision des choses et de la disponibilité des agents… Il y a trop d’intervenants sur ce site et un manque réel de concertation !

 

  • SOLUTIONS ET CONSEILS

La première chose à envisager pour éclaircir le sujet est de rendre à César ce qui est à César. Le site appartient à la communauté de communes, il doit être géré par la communauté de communes. Cela évitera la multiplicité des acteurs et donc les « bêtises » sur le terrain. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas prendre en compte les avis de chacun.

L’autre proposition envisagée est de mobiliser des citoyens intéressés par une appropriation et une gestion plus « extensive » du site. Ils auront une vision globale de cet espace, pourront suggérer un plan de gestion appropriée et intervenir pour l’entretien. La communauté de communes n’a pas forcément ni le temps ni les compétences de l’assurer. C’est une sorte de transfert de compétences qui serait envisagé. L’association loi 1901 semble est le statut le plus approprié pour ce groupe de réflexion et de travail.

Tout cela devrait s'organiser courant 2010.

 

Pour ce type de projet, le premier conseil est de bien « poser les règes » dés le départ. Qui sont les acteurs ? Quels sont les intérêts de chacun ? Qui fait quoi ? Cela doit déboucher sur des conventions qui indiquent le rôle et la responsabilité de chacun. Cela doit permettre d’éviter, sur le terrain, la désorganisation des intervenants participants à la gestion et à l’entretien du site."

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